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18/02/2013

La machine gouvernementale

La machine gouvernementale, relayée par les médias à son service, s’est mise en route. Tout est fait pour discréditer ceux qui résistent à la politique d’austérité. Maintenant qu’il est clair, comme nous l’avions annoncé, que l’objectif de réduire le déficit à 3 % du PIB est inatteignable, le gouvernement a besoin de faire taire toutes les voix qui à gauche s’opposent à sa politique suicidaire. D’autant que sa nouvelle annonce de coupe de 3 milliards dans le financement des collectivités publiques pour financer les 20 milliards de cadeaux aux entreprises passe mal, même au PS! Les médias se répandent sur les 5 milliards de pertes de PSA. Mais, sur ces soi-disant 5 milliards, 4,7 sont ce qu’on appelle des dépréciations d’actifs c’est-à-dire l’attribution d’une moindre valeur à ce que possède PSA. Ce n’est qu’une opération comptable dont la conséquence est minime, la preuve, l’action de PSA n’a pas bougé à la bourse. Mais l’opération sert à dénigrer la résistance des travailleurs de PSA Aulnay. Comment peuvent-ils refuser des sacrifices alors que leur entreprise va si mal?

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16:29 Publié dans Editoriaux, Le parti socialiste au pouvoir, Martine Billard | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

08/12/2012

Le jour où JM Ayrault a définitivement perdu la confiance des travailleurs ?

Le jour où JM Ayrault a définitivement perdu la confiance des travailleurs ?

Le premier gouvernement de l’ère Hollande devait marquer la rupture avec la désindustrialisation de la France organisée depuis des décennies. Plus rien ne serait comme avant avec le nouveau ministère « du redressement productif » et le ministre à sa tête, Arnaud Montebourg, pourfendeur des patrons voyous. L’illusion n’aura duré que peu de mois. Le candidat François Hollande avait promis que « quand une grande firme ne veut plus d’une unité de production, elle soit obligée de la céder à un repreneur afin qu’elle ne soit pas démantelée ». « Je ne veux pas me retrouver dans la situation d’être élu un jour sur une promesse et ensuite de ne pas revenir parce qu’elle n’aurait pas été tenue ». Aujourd’hui, les travailleurs se rendent compte qu’après Gandrange qui ne devait pas fermer sous Sarkozy, Florange va s’arrêter sous Hollande. Après avoir posé une stèle en 2009 à l’entrée de l’usine ArcelorMittal de Gandrange rappelant les promesses "non tenues" de Nicolas Sarkozy, la CFDT va devoir maintenant en ériger une à l’entrée de l’usine de Florange « Ici reposent les promesses de François Hollande faites le 24 février 2012».

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07:50 Publié dans Editoriaux, Industrie, Martine Billard | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

15/06/2012

La page du sarkozysme n’est pas complètement tournée

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Cela fait une vingtaine d’années que François Delapierre fait de la politique dans le sillage de Jean-Luc Mélenchon. Passé par le SOS Racisme de Julien Dray, avant de rejoindre l’autre pendant du courant de la gauche socialiste et de devenir l’un des plus fidèles lieutenants et théoriciens du « mélenchonisme en marche », Delapierre a milité pour le “non” européen de 2005. Il a quitté le PS en 2008 avec Mélenchon, avant qu’ils ne fondent ensemble le Parti de gauche, dont il est l’un des piliers. Directeur de la campagne présidentielle, il analyse la séquence politique qui se termine, se défend face aux critiques faites au Front de gauche, et dit son espoir dans le cycle politique qui s’ouvre.

Quel bilan faites-vous de ce premier tour des législatives ? Comment expliquez-vous le reflux du Front de gauche, par rapport au score de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle ?

Avec quelques jours de recul, ce qui me frappe est de voir qu’au-delà de la page apparemment tournée du sarkozysme, il persiste une double continuité. D’abord, la logique de la Ve République est aggravée. C’est seulement la troisième fois que les législatives se tiennent dans la foulée de la présidentielle. Elles ont été plus que jamais avalées par celle-ci. Pour preuve, l’abstention bat un nouveau record. Et dans cette décrue civique, la seule chose qui résiste est un bégaiement de la présidentielle, « donner une majorité à François Hollande ».

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14:37 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

05/11/2010

Sous la réforme, la finance

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Les récentes informations sur l'activité de Guillaume Sarkozy, frère de, dans l'assurance retraite privée, sont décidément précieuses. Elles expliquent l'objectif de la réforme : ouvrir le marché des retraites à la finance. Les mesures d'âge (62 et 67 ans) ratatineraient en effet la part des retraites liquidées à taux plein. Ce serait un argument massue pour pousser à mettre son argent dans une complémentaire privée. Elles éclairent aussi l'attitude bloquée du pouvoir.

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22:34 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

13/09/2010

On peut le faire!

Dans la nuit de mardi à mercredi, pendant que nous nous préparions à la grande manif pour les retraites et que nous finalisions le programme de la Fête de l'Huma, le premier ministre grec Papandreou a remanié son gouvernement. Enfin du changement ? Non, il a gardé les mêmes. Un vrai jeu de chaises musicales : beaucoup de transferts de maroquins mais un seul départ. C'est toujours bluffant de voir comment les défenseurs de la « flexibilité » de l'emploi se l'appliquent à eux-mêmes ! En tout cas le message du Premier ministre grec est le suivant : je continue car il n'y a qu'une politique possible. Ca ne vous rappelle pas quelque chose ? Si bien sûr. C'est le refrain que serine Sarkozy pour emballer sa réforme des retraites avec moult soupirs hypocrites sur les sacrifices à faire... par les autres.
Et pourtant, c'est sûr qu'on peut faire autrement ! Tenez, un autre chef d'Etat européen en apporte en ce moment même la preuve. Honte pour les sociaux-démocrates, c'est un gars de droite qui fait ce que leur chef Papandreou, président de l'Internationale socialiste, n'a jamais osé. Le président Hongrois a claqué la porte au nez des arrogants du FMI et de l'Union Européenne. Ceux-ci exigeaient qu'il renonce à une grosse taxe sur les banques. Avec chantage à la clé : sinon le FMI arrêtera ses aides et les marchés financiers vous sanctionneront. Le président hongrois les a envoyé paître, eux, leurs aides et leurs menaces. Et l'Apocalypse annoncée n'a pas eu lieu. Au lieu du déchaînement promis, personne n'en parle ! C'est qu'il ne faudrait pas donner des idées aux autres peuples. Et puis la Hongrie pourrait répliquer en refusant de rembourser ses dettes aux banques ! Si Papandreou avait eu un peu plus de courage il les tenait lui aussi à la gorge.

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07:40 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |