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05/04/2013

Les réformes Hollande de la Constitution : bricolages et renoncements

hollande.jpg

La réforme constitutionnelle voulue par François Hollande a été présentée mercredi 12 mars en Conseil des ministres. Quatre projets séparés de révision constitutionnelle ont été déposés.

 

I. Les promesses oubliées du candidat Hollande

 

Hollande a enterré plusieurs promesses de sa campagne présidentielle, parfois pour le meilleur, souvent pour le pire. Retour sur quelques promesses oubliées :

 

Engagement n° 50 : « J’accorderai le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant légalement en France depuis cinq ans. ». Hollande a enterré également cette promesse de 30 ans. Pourtant, il y avait urgence à faire voter cette disposition pour permettre aux étrangers de voter aux municipales de 2014. Le Front de Gauche était même prêt à apporter son soutien à cette mesure qui aurait pu rassembler la gauche. François Hollande a même renoncé à mener le combat sur cette question.

 

 « Et c'est pourquoi je demanderai au lendemain de la présidentielle au Parlement de supprimer le mot "race" de notre Constitution. » mars 2012, lors d’un meeting consacré à l’outre-mer. François Hollande a renoncé à une promesse symbolique de sa campagne.

 

Engagement n° 48 : « J’augmenterai les pouvoirs d’initiative et de contrôle du Parlement, notamment sur les nominations aux plus hauts postes de l’État, afin de les rendre irréprochables. Je ferai voter une loi sur le non-cumul des mandats. Je renforcerai la parité entre les femmes et les hommes en alourdissant les sanctions financières contre les partis politiques qui ne la respectent pas. J’introduirai une part de proportionnelle à l’Assemblée nationale ». Ces propositions ne nécessite pas de révision constitutionnelle. Alors qu'elles sont facile à mettre en œuvre avec la majorité dont dispose le PS, elles ont été enterrées.

 

Engagement n°46 : « Je proposerai d’inscrire les principes fondamentaux de la loi de 1905 sur la laïcité dans la Constitution. » Disparu ! La proposition de François Hollande était dangereuse car elle revenait à constitutionnaliser le concordat d'Alsace-Moselle. Mais au lieu de renoncer à cette attaque anti-laïque, le président de la République a préféré renoncer carrément à la constitutionnalisation de la loi de 1905.

 

Engagement n°47 : « Je réformerai le statut pénal du chef de l’Etat. ». Les projets de lois proposés ne concernent que le statut "civil".

 

Engagement n° 56 : « Je ferai ratifier la Charte européenne des langues régionales. » Une autre promesse oubliée. Tant mieux car le Conseil d'Etat vient de confirmer que cette Charte est contraire aux principes de la République, à commencer par l'égalité des citoyens devant la loi et l'unité du peuple et de la République.

 

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18:30 Publié dans ARGUMENTAIRE, Le parti socialiste au pouvoir | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

21/03/2013

Universités : la LRU 2 aggrave la politique de Sarkozy

université LRU2.jpg

Derrière des affichages budgétaires trompeurs, la nouvelle loi sur l'université présentée par le gouvernement conforte la politique de Nicolas Sarkozy initiée avec la loi LRU de 2007. Cette loi a pourtant renforcé les inégalités entre universités en plaçant un grand nombre d'entre elles en déficit. Et en accélérant la marchandisation et la privatisation de l'enseignement supérieur.

 

1) GOUVERNANCE, EVALUATION : DES AMELIORATIONS EN TROMPE L'OEIL

 

La loi présentée par la ministre Fioraso prétend répondre au mécontentement du monde universitaire, grâce :
– d'une part, à l'amélioration de la gouvernance, censée être à l'avenir plus collégiale ( limitation du pouvoir des présidents d'université, qui ne peuvent plus effectuer qu'un seul mandat, et peuvent éventuellement faire l'objet d'une procédure d'impeachment)
– d'autre part, la suppression de l'AERES, agence d'évaluation instituée par la LRU

 

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18:45 Publié dans ARGUMENTAIRE, EDUCATION NATIONALE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

15/03/2013

Le Retour du Two Pack

Lors de la séance de Septembre 2012, le Parlement européen avait voté une première fois sur le fameux « two-pack », sorte de retranscription législative du traité Merkozy et du traité instituant le Mécanisme européen de Stabilité (MES). Il n'y avait cependant pas eu de vote final sur les deux propositions de règlements qui le composent, les rapporteurs ayant demandé à poursuivre les négociations avec le Conseil et la Commission (ce qu'on appelle le "trilogue" dans le jargon parlementaire).

Le trilogue s'est terminé le 20 Février 2013. Les députés de la commission parlementaire concernée n'ont cependant eu accès aux documents, en bon "globish" que 5 jours plus tard. Quant à la version française, il aura fallu attendre le 4 Mars pour en disposer dans une version non certifiée. Nous n'avons toujours rien reçu de certifié à ce jour d'ailleurs!

Vous trouverez ci-dessous une analyse détaillée des différentes étapes de rédaction de ces deux règlements austéritaires.

L'analyse prend la forme suivante pour chacun des deux textes:
I. Le but du projet de règlement
II. la position sur laquelle s’était accordée la majorité du Parlement européen, sociaux-démocrates compris, en Septembre 2012
III. mon intervention en séance à propos du texte amendé
IV. le résultat du trilogue
V. mon intervention en séance sur le texte final

Règlement numéro 1 :
Un carcan austéritaire pour les Etats déjà sous le coup d'un programme de la Troïka

I. Le but du règlement proposé par la Commission européenne

Il s'agit d'entériner dans un règlement européen (transposition telle quel le obligatoire) les conditions de fonctionnement qui entourent l'élaboration, la mise en place et la surveillance des plans UE-FMI d'ores et déjà appliqués à la Grèce, l'Irlande et au Portugal.

II. Les points clés de la proposition de la Commission

1. Mise en place automatique d'une surveillance accrue de la Commission sur des Etats qui

- risquent une situation financière grave et devraient recevoir une assistance financière
- ont reçu une assistance financière "de précaution" liée à un programme d'ajustement partiel (assistance financière provenant d'un ou plusieurs Etats membres, du Fonds européen de stabilité financière, du Mécanisme européen de stabilité financière, d'une institution financière internationale "comme le FMI" )
- ont reçu une assistance financière liée à un programme d'ajustement complet comme en Grèce ou en Irlande assistance financière provenant d'un ou plusieurs Etats membres, du Fonds européen de stabilité financière, du Mécanisme européen de stabilité financière, d'une institution financière internationale "comme le FMI")

A noter: l'Etat concerné n'aura le droit que de donner son point de vue sur le sujet. La Commission pourra quant à elle décider de prolonger son mandat de surveillance renforcée tous les 6 mois.

2. A la demande de la Commission, les Etats sous surveillance accrue devront

- transmettre les informations sur les institutions financières qui sont sous la surveillance de superviseurs nationaux
- mettre en place des stress test et des analyses sur le secteur bancaire, le tout sous le contrôle de la BCE et en faire un rapport détaillé
- suivre les avis de l'autorité bancaire de surveillance (agence liée à la Commission) sur son système bancaire
- communiquer toute information sur sa gestion des déséquilibres macroéconomiques

3. La BCE et la Commission enverront des experts contrôler l'application des mesures

4. Le Conseil peut décider de "recommander" à un Etat de "demander" une assistance financière (c'est-à-dire d'appliquer un programme d'austérité drastique en échange d'un prêt)

- Cette décision est prise à la majorité qualifiée, sur rapport de la Commission,
- Cette recommandation est rendue publique.

5. Programmes d'ajustement:

- quelle que soit l'origine de l'assistance financière reçue (autres Etats membres, FESF, MESF, FMI) l'Etat doit négocier un programme d'ajustement avec la Commission et la BCE
- le programme est préparé par la BCE, la Commission et le FMI "lorsque que cela est possible"
- les Etats membres de la zone euro adoptent le programme d'ajustement à la majorité qualifiée de ses membres (pas de droit de veto possible pour sauver un autre Etat de la cure d'austérité. pas de droit de vote de l'Etat concerné)
- La Commission et la BCE surveillent l'application du programme et négocient avec l'Etat concerné les modifications à y apporter
- Le Conseil adopte les modifications à apporter à la majorité qualifiée

6. La surveillance accrue dure jusqu'à ce que l'Etat concerné ait remboursé 75% de l'assistance financière qu'il a reçue d'un ou d'autres Etat-s membre-s, du FESF ou du MESF (rien n'est dit pour les aides du seul FMI).

- Les missions des experts de la Commission et de la BCE sont maintenues.
- Le Conseil peut encore recommander à l'Etat de prendre des mesures d'ajustement (vote à la majorité qualifiée, une fois de plus)

7. Si un Etat sous le coup d'un programme d'ajustement ne remplit pas les conditions de ce dernier, les octrois de fonds structurels de l'UE vers cet Etat seront suspendus

Ce règlement entrera en vigueur 20 jours après sa publication au journal officiel de l'UE. Le commissaire Olli Rehn a annoncé lors de la conférence de presse de présentation du nouveau "paquet" qu'il en ferait usage "dès le premier jour de son entrée en vigueur"

III. Les amendements proposés par le Parlement européen en Septembre 2012

• De bonnes intentions

Permettre de restreindre la liberté de circulation des capitaux notamment pour lutter contre l'évasion fiscale:
-rappelle que la libre circulation des capitaux "peut être restreinte par des législations nationales si cette restriction est motivée par des raisons d'ordre public. Ces motifs peuvent inclure la lutte contre l'évasion fiscale, notamment pour les États membres qui connaissent ou qui risquent de connaître de graves difficultés du point de vue de leur stabilité financière dans la zone euro"
-rappelle que "le Conseil peut autoriser des restrictions vis-à-vis de pays tiers responsables de mouvements de capitaux provoquant de sérieuses difficultés pour le fonctionnement de l'Union économique et monétaire"

Prendre en compte les partenaires sociaux dans la préparation de l'austérité…:
-demande d'"impliquer les partenaires sociaux et les organisations de la société civile dans la préparation, la mise en œuvre, le contrôle et l'évaluation des programmes d'assistance technique"

Ne pas faire de chantage au versement de fonds européens:
-supprime 
la suspension des paiements ou engagements des fonds de l'Union" prévue par la Commission dans les cas où un Etat ne remplit pas les conditions prévues pare la troïka

Mais pas besoin de faire du chantage: de fait, un Etat saigné par la Troïka ne peut pas cofinancer les projets que financent en partie ces fonds ce qui revient à une suspension

Geler pour un moment les intérêts que l'Etat en faillite paie aux banques:
-propose que la Commission puisse placer temporairement un Etat "sous protection juridique", c'est-à-dire à geler les taux d'intérêts de la dette d'un Etat qui ne parvient plus à payer sa dette. Le Conseil pourrait abroger cette décision de la Commission à la majorité qualifiée

Mais attention! Il y a des conditions à cela:
-les nouveaux prêts consentis à l'État membre par des organismes privés "doivent être remboursés en priorité"
-l'Etat membre devra mettre en œuvre strictement les mesures demandées par la Commission et autres institutions financières

Et attention! Cette "protection juridique" ne sera pas mise en œuvre avant… 2017!

• Des amendements plus nuisibles que la proposition

Le Parlement en faire valoir du FMI:
-demande la présence du FMI "le cas échéant" dans les missions d'évaluation de la Commission et de la BCE dans les Etats membres mis sous surveillance renforcée et dans la préparation des plans d'austérité liés à une "assistance financière"
-insiste sur la collaboration de la Commission avec "d'autres institutions européennes et/ou internationales pertinentes"(comprenez principalement le FMI) pour l'"assistance technique" à la mise en œuvre des plans d'austérité

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11:55 Publié dans ARGUMENTAIRE, JEAN LUC MELENCHON | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

08/03/2013

Emplois d’avenir : une solution précaire et cosmétique

La France compte 500 000 jeunes au chômage, soit26 % des jeunes actifs, un record historique. Alors que ce chiffre s’envole, le gouvernement s’obstine dans l’austérité et la politique de l’offre qui aggravent le mal. Quant aux seuls remèdes envisagés, ils sont cosmétiques et précaires, à l’image des emplois d’avenir.

Un dispositif peau de chagrin : seulement 150 000 contrats prévus

Les 150 000 emplois d'avenir de Hollande représentent :

moitié moins que ce que Jospin avait fait : 310 000 emplois jeunes créés

- moitié moins que ce que le PS proposait (300 000 contrats d'avenir)

Un dispositif qui patine : 10 000 contrats signés en 4 mois

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19:21 Publié dans ARGUMENTAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

15/02/2013

Loi bancaire : Les contribuables ne doivent pas payer pour la finance.

loi bancaire.jpg

 

Plus de 75 économistes ont publié une tribune dans laquelle ils se prononcent pour une profonde modification de la réforme bancaire proposée par le gouvernement. Ils dénoncent un "projet de loi qui ne résout rien", laissant "une porte ouverte à une nouvelle crise ».

 

"Nous, économistes, pensons que le projet de loi de séparation bancaire présenté à l’Assemblée nationale ne fait pas ce qu'il prétend et ne protègera pas plus qu’avant les dépôts des ménages français. En réalité, il laisse libre cours aux activités spéculatives des banques et sauvegarde leur pouvoir.

 

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20:22 Publié dans ARGUMENTAIRE | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

02/01/2013

Chômage : Une catastrophe prévisible

Depuis la rentrée de septembre, le Front de Gauche à l’unisson d’économistes de tous bords, n’a cessé de tirer la sonnette l’alarme. En appliquant en France une politique d’austérité renforcée, le gouvernement prenait la responsabilité d’une hausse massive du chômage. Les effets cumulés de l’austérité provoquent aujourd’hui un véritable emballement. Chaque jour, la France compte plus de 1 500 nouveaux chômeurs. Face à cette catastrophe, le gouvernement oscille entre fatalisme et mesurettes, sans remettre en cause le cap général d’une politique économique qui devient la principale responsable du creusement du chômage.

Tristes records

Loin d’enrayer la hausse du chômage débutée sous Nicolas Sarkozy, l’arrivée d’un nouveau gouvernement a vu son accélération rapide depuis 9 mois. D’un rythme de plus 20 000 chômeurs par mois durant l’été, on est ainsi passé depuis l’automne à une hausse qui dépasse les 30 000 par mois. Le chômage aura ainsi augmenté deux fois plus vite en 2012 qu’en 2011, avec plus de 300 000 nouveaux chômeurs en un an. Après avoir franchi la barre des 10% de la population active, il s’approche désormais du record historique de 11,2% qui avait été atteint à la fin du gouvernement Juppé en 1997. Dans sa définition la plus restreinte, on compte désormais 3,13 millions de chômeurs dits de catégorie A. Mais si l’on comptabilise l’ensemble des demandeurs d’emploi, en intégrant le sous-emploi, on arrive à 5,24 millions de personnes touchées par le chômage. La hausse globale du chômage entraîne le franchissement de deux tristes records. Celui du nombre de chômeurs de longue durée. Et celui du nombre de jeunes au chômage qui atteint désormais le demi-million. Un chômage des jeunes qui augmente 50% plus vite que celui des 25-49 ans.

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09:15 Publié dans ARGUMENTAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

27/12/2012

Loi bancaire : un coup de pistolet à bouchon

Hollande avait promis une "loi d'assainissement des activités bancaires" pour juillet dernier. Elle n'a finalement été présentée par le gouvernement que le 19 décembre. Ces six mois de retard n'ont pas servi à renforcer les mesures contre la spéculation. C'est même l'inverse. Le projet de loi est très en-dessous de ce que promettait Hollande. Et moins ambitieux encore que ce qu'ont voté les Britanniques, les États-uniens et que ce que projette la Commission européenne.

Les banques et la spéculation : un risque maximum sans utilité pour l'économie

Sur les 8 000 milliards d'euros de bilan cumulé des banques françaises :
-         seulement 22% sont prêtés à l'économie française
-          78% correspondent aux activités de marché, prêts à d'autres institutions financières, investissements pour compte propre, etc…

En France, les actifs des banques sont 4 fois plus importants que la richesse produite : 8500 milliards d'euros d'actifs des banques / 2 000 milliards d'euros de PIB
Les actifs de la première banque française, la BNP, égalent à eux seuls le PIB de la France ! Cela est rendu possible par le développement effréné d'activités spéculatives sans utilité pour l'économie réelle.

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18:35 Publié dans ARGUMENTAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

06/12/2012

Rapport Jospin : un replâtrage sans avancée démocratique

Les co-présidents du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard ont été reçus vendredi 30 novembre par le Président de la République concernant les conclusions du rapport Jospin sur les institutions. Voici l'analyse du Parti de Gauche sur les propositions de ce rapport qui sont un énième replâtrage de la Vème République.

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18:08 Publié dans ARGUMENTAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

27/11/2012

Ça se grippe

Faute de renégociation du traité Merkozy, François Hollande s’était vanté au retour de son premier sommet européen d’avoir engagé un processus de réorientation de la construction européenne. On sait ce que nous avions pensé de cette fable. Osera-t-il réitérer ce bobard au lendemain du dernier sommet européen qui a échoué à adopter l’enveloppe budgétaire de l’Union pour la période 2014-2020 ? Car la discussion a tourné exclusivement autour de deux questions. De combien couper ? De 10% comme l’a défendu Hollande ou de 15% comme le voulait Cameron ? Et où couper ? Le concours de ciseaux tourne vite au dépeçage s’agissant d’un budget qui plafonne à l’origine à 1% du PIB européen. En tout cas il aura réduit en lambeaux l’illusion selon laquelle l’Union européenne pourrait mener des politiques de relance au niveau global tout en prônant l’austérité pour chacun de ces membres. L’ultime pirouette de Hollande, qui prétendait que la relance européenne ferait contrepoids à la rigueur en France, est au tapis.

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12:52 Publié dans ARGUMENTAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

25/11/2012

Austérité en Europe : la catastrophe s’aggrave

En application du Traité budgétaire européen, tous les pays d'Europe adoptent des budgets d'austérité renforcée pour 2013. En France, le budget du gouvernement Ayrault va entraîner une ponction sur l'activité de 37 milliards, soit deux fois les deux plans d'austérité Fillon de 2011. En Espagne, en Grèce et au Portugal, les budgets pour 2013 aggravent encore l'austérité. Alors que ces pays sont au bord de l'effondrement.

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21/11/2012

Tectonique politique

La conférence de presse de François Hollande assumant la ligne démocrate que portaient hier Blair et Schröder commence à remodeler le paysage politique. Dans toute l’Europe, la conversion des partis sociaux-démocrates au triptyque baisse des dépenses publiques, baisse du « coût du travail » et lutte contre les « rigidités du marché de l’emploi » a bouleversé leurs stratégies d’alliance et leur régime interne. Quand le programme change, la stratégie et le parti de même. La France n’y fera pas exception.

Tout commence par l’affirmation hégémonique. Les dirigeants socialistes vantaient jusqu’ici l’attitude soi-disant modérée des élus PCF pour diviser le Front de Gauche. Maintenant chaque vote distinct déclenche une campagne contre ces communistes qui feraient « le jeu de la droite ». Hollande et Ayrault ciblent aussi les composantes non socialistes de leur majorité qui voudraient rester un tant soit peu autonomes. Il a suffi que quelques pigeons patronaux pépient pour qu’Ayrault accoure. En revanche l’exceptionnelle mobilisation de ce samedi à Notre-Dame-des-Landes ne lui arrache aucune inflexion hors l’augmentation du contingent de forces de l’ordre. Elu en grève de la faim, militants embarqués par la police… la position d’EELV n’est pas tenable. Le premier ministre s’en fiche. Ma politique ne se discute pas, elle est à prendre ou à laisser. Après la muselière, la niche. Les éditocrates applaudissent, comme Leparmentier du Monde. « M. Hollande annonce à ses partenaires européens d’autres pas dans la même direction, notamment sur le marché du travail. Il convient de ne pas s’en laisser dévier par le Front de gauche et les écologistes, et de poursuivre cette politique sociale-libérale. »

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10:26 Publié dans ARGUMENTAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

07/11/2012

Analyse du rapport Gallois

Le rapport Gallois qui devait être publié fin septembre/début Octobre a donc fini par sortir début Novembre.

Monsieur Louis Gallois, ancien patron de la SNCF et d'EADS, ou, comment parce que l’on reste mesuré dans ses prétentions salariales, l’on passe pour un patron de gauche.

Rappelons-nous les mots de Michel Audiard tenus par Jean Gabin dans « Monsieur le Président » en 1961. 50 ans plus tard… à vous d’en juger :

-          « Je vous reproche simplement de vous être fait élire sur une liste de gauche et de ne soutenir à l'Assemblée que des projets d'inspiration patronale ! »

-          « Il y a des patrons de gauche, je tiens à vous l'apprendre ! »

-          « Il y a aussi des poissons volants, mais ils ne constituent pas la majorité du genre !... »

-          « La politique, Messieurs, devrait être une vocation... Elle l'est pour certain d'entre vous... Mais pour le plus grand nombre, elle est un métier... (…) pour certaines grosses sociétés, c'est un placement amortissable en quatre ans... (…)... Les financiers d'autrefois achetaient des mines (…), ceux d'aujourd'hui ont compris qu'il valait mieux régner à Matignon (…) »

-          «  Que devient dans tout cela la notion du Bien Public ? Je vous laisse juges... »

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10:39 Publié dans ARGUMENTAIRE, COMITE UZEGE - VALLEE DU RHONE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

26/10/2012

Le scandale des dépassements d’honoraires

Un accord au rabais vient d'être signé entre les syndicats de médecins libéraux, le gouvernement et l'assurance maladie concernant les dépassements d'honoraires. Or cette pratique mercantile est une cause importante des renoncements aux soins qui concernent désormais un tiers des Français.

Une situation inacceptable

30 000 médecins pratiquent des dépassements, essentiellement des spécialistes. Dans certaines spécialités, il est difficile de trouver un médecin respectant le tarif de la sécurité sociale (28 euros) : gynécologues, ORL et ophtalmologues etc.
Dans les grandes villes, c'est encore plus vrai et cela concerne aussi les généralistes.

En matière de chirurgie, les patients sont complètement captifs puisque 90 % des chirurgiens pratiquent des dépassements. Ces derniers donnent lieu à des marchandages indignes où les patients en sont réduits à arbitrer entre leur santé et leur portefeuille.

Car, par principe, les dépassements d'honoraires ne sont pas remboursés par le Sécu. Ils sont à la charge du patient, éventuellement remboursés par sa mutuelle s'il en a une et si elle est efficace. Or le montant total des dépassements a atteint le record de 2,5 milliards d'euros en 2010. Depuis plusieurs années, ces dépassements permettent aux revenus des spécialistes d'augmenter beaucoup plus vite (+ de 5 % par an) que les revenus des autres médecins et encore plus vite que les revenus de l'ensemble des salariés.

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13:09 Publié dans ARGUMENTAIRE, JEAN LUC MELENCHON | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

25/10/2012

Pourquoi les cheminots sont-ils en grève ?

Le 25 octobre, les 4 organisations syndicales représentatives à la SNCF appellent à un mouvement de grève de 24 heures.

Les médias indiquent qu’il s’agit d’un problème de salaire et de conditions de travail mais qu’en est-il réellement ?

Si la rémunération fait partie des motifs de mécontentement, il est loin d’êtres le seul mais commençons par celui-ci

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10/10/2012

Après le vote du TSCG le 9 octobre 2012.

JL Mélenchon s'adresse aux Français après l'adoption par l'Assemblée nationale du TSCG le 9 octobre 2012.


Après l'adoption du TSCG - 9 octobre 2012 par Jean-Luc-Melenchon

11:23 Publié dans ARGUMENTAIRE, JEAN LUC MELENCHON | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

05/09/2012

Wikileaks et Julian Assange : pour la liberté d’informer

Vendredi 24 août dernier, Julian Assange – cofondateur et porte-parole du site internet Wikileaks – est intervenu en direct par téléphone depuis l’ambassade d’Équateur à Londres pendant le discours de Jean-Luc Mélenchon en clôture du Remue-Méninges du Parti de Gauche. Julian Assange est ainsi revenu sur son combat et sur la situation actuelle de Wikileaks. Loin des fantasmes médiatiques dont il fait l'objet, nous rappelons ici les principales étapes de son combat.

Wikileaks, un lanceur d’alerte

Créé en 2006, Wikileaks est un site internet que l’on peut considérer comme un « lanceur d’alerte ». Wikileaks s’est en effet donné pour mission de publier divers documents qui jusqu’à présent étaient restés confidentiels. L’objectif de telles publications est annoncé dans la déclaration d’intention du site Wikileaks : « les principes généraux sur lesquels notre travail s'appuie sont la protection de la liberté d'expression et de la diffusion par les médias, l'amélioration de notre histoire commune et le droit de chaque personne de créer l'histoire. Nous dérivons ces principes de la Déclaration universelle des droits de l'homme. En particulier, l'article 19 inspire le travail de nos journalistes et autres volontaires »

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08:20 Publié dans ARGUMENTAIRE, JEAN LUC MELENCHON | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

17/07/2012

PSA : l’industrie malade de la finance et du libre échange

PSA Peugeot Citroën a confirmé un plan social qui sonne comme une déclaration de guerre : 8 000 suppressions d'emplois. Un désastre industriel qui interpelle fortement la stratégie de "redressement productif" qui a été présentée par François Hollande à la conférence sociale du 9 juillet. Plus que de manque de compétitivité, l'industrie automobile française est avant tout malade de la finance et du libre-échange qui l'empêche de prendre le tournant vital de la planification écologique.

Une hécatombe préparée de longue date

On estime qu'un emploi industriel entraîne au moins trois autres emplois induits. Avec 8 000 suppressions d'emplois directs, le plan de PSA reviendrait donc à supprimer plus de 30 000 emplois dans le pays ! Les sites de Rennes et d'Aulnay-sous-Bois sont particulièrement visés. Le plan prévoit notamment la fermeture en 2014 de l'usine de Seine-Saint-Denis où travaillent 3 000 personnes. La CGT avait révélé ce projet il y a un an. Mais la confirmation n'arrive qu'après les élections. La direction les mène en bateau. Dans un premier temps, elle avait annoncé que 1 500 salariés d'Aulnay sera reclassés à Poissy, à l'autre bout de l'Ile-de-France. Puis, la direction a ensuite annoncé qu'ils y remplaceraient les intérimaires qui, eux, perdraient leur emploi. Avant de reconnaître que le plan prévoyait aussi 700 suppressions d'emplois à Poissy. Ce plan est inacceptable. Il constituerait un désastre industriel et social insupportable. Les salariés et les syndicats ont déjà commencé à mener la lutte. Nous les soutiendrons et les aiderons autant que nous le pourrons.

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22:52 Publié dans ARGUMENTAIRE, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

21/06/2012

Sarkozy battu, l’UMP éliminée, reste la cinquième !

Une longue séquence électorale s’achève. Il faudra laisser retomber la poussière avant de pouvoir discerner avec précision le paysage qui en surgit. Un peu de recul ne sera pas de trop. Et un peu de repos pour les acteurs engagés que nous avons été ! On peut néanmoins commencer à repérer le paradoxe qui a dominé ce scrutin.

D’un côté s’est exprimée une forte attente de changement. Elle permet la défaite de Sarkozy et de l’UMP. Elle se retrouve aussi bien dans la majorité absolue du PS et de ses alliés aux législatives que dans les quatre millions de voix du Front de Gauche à la présidentielle. Elle a donc porté à la fois l’aspiration à l’alternance et l’aspiration à l’alternative. La gauche victorieuse se réorganise autour de deux pôles : majorité autour de Hollande d’un côté, Front de Gauche pour la Sixième République de l’autre. A droite aussi la scène s’est simplifiée sur ces mêmes bases et se résume désormais au binôme UMP FN. Au conflit gauche droite qui a été effectif comme le montrent les bons reports de voix au sein des deux camps s’ajoute donc la course de vitesse entre l’alternative de gauche et l’alternative d’extrême-droite.

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07/06/2012

JL Mélenchon a écrit au ministre de l’éducation nationale V.Peillon

Jean-Luc Mélenchon a écrit au ministre de l’éducation nationale Vincent Peillon pour l’alerter sur les conditions de préparation de la rentrée 2012. Il a notamment attiré son attention sur la situation dramatique des lycées professionnels publics qui subissent l’essentiel des suppressions de postes, en particulier dans les régions les plus pauvres et touchées par le chômage comme le Nord-Pas-de-Calais.

Lettre de Jean-Luc Mélenchon
à Vincent Peillon, ministre de l'Education nationale

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10/04/2012

Jean-Luc Mélenchon, les PME et les TPE

Voici une petite compilation sur la politique entrepreneuriale du Front de gauche, notamment concernant les PME et les TPE, sujet sur lequel le candidat du Front de gauche est trop peu souvent interrogé…


mélenchon et les PME et TPE par fdgbocage

07:28 Publié dans ARGUMENTAIRE, FRONT DE GAUCHE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

Le salaire maximum


L'idée de gauche - Ep.2 : Le salaire maximum par Ababord2012

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09/04/2012

Artisans, commerçants, PME-PMI, votre situation ne s’est pas améliorée ces dernières années, bien au contraire !

Artisans, commerçants, PME-PMI, votre situation ne s’est pas améliorée ces dernières années, bien au contraire !

Nous devons, avec vous, répondre à deux crises structurelles majeures qui sont les causes, de nos (et de vos) difficultés actuelles :

  • la crise du capitalisme financiarisé et mondialisé,
  • la crise écologique majeure qui nous menace (transition énergétique, dérèglements climatiques, épuisement des ressources naturelles, menaces sur la biodiversité, pollutions de l’eau et de l’air, …).

Le programme du Front de gauche « L’humain d’abord » a été conçu en proposant des réponses globales à ces crises. Il comporte aussi des mesures spécifiques vous concernant !

Vous avez besoin d’activité !

Les politiques d’austérité et de pression sur les salaires n’amènent aujourd’hui qu’à une contraction de notre économie. Cela vous pénalise directement !

Nous vous proposons d’inverser cette politique ! Nous devons améliorer le pouvoir d’achat des ménages pour favoriser votre activité ! L’Etat doit aussi impulser une dynamique pour favoriser partout dans le pays des investissements porteurs d’emploi ! Nous devons favoriser une production relocalisée à proximité des lieux de consommation et une consommation ayant moins d’impact sur notre environnement !

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07:55 Publié dans ARGUMENTAIRE, FRONT DE GAUCHE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

05/04/2012

L’Ancien régime contre la Révolution citoyenne

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Le 22 avril, au-delà des hommes, ce sont des programmes qu’il faudra départager. Tour d’horizon.

Les 4 daltons de l’austérité

C’est la grande question de la période. Dans toute l’Europe, le chômage augmente et la récession s’installe, conséquences des plans d’austérité. Il y a urgence à changer de logique et à s’engager sur la voie de la relance sociale et écologique. C’est ce que seul le Front de Gauche propose avec une stratégie : partager les richesses et donner un horizon nouveau à l’appareil productif par la planification écologique.

Les autres candidats, à des degrés divers, veulent persévérer dans l’austérité. M. Sarkozy, déjà responsable de trois plans d’austérité et du plus grand plan social du pays (150 000 suppressions de postes de fonctionnaires) veut aller plus loin. Il exige que les collectivités locales appliquent aussi la saignée avec 40 000 suppressions de postes ! M. Bayrou veut un plan d’austérité de 100 milliards d’euros dont une hausse de 2 points de la TVA. Mme Le Pen, quant à elle, prévoit de rembourser les banques rubis sur l’ongle de la moitié de la dette d’ici 2025 sans poser la question de la légitimité de cette dette.

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11:42 Publié dans ARGUMENTAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

26/01/2012

Une haine du peuple qui nourrit le vote utile

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Que cache le concept très utilisé aujourd'hui de populisme ? Tribune de Benoît Schneckenburger, philosophe et militant du Parti de Gauche, dans L'Humanité.

La guerre froide avait engendré une nouvelle typologie politique, opposant, selon le titre même d'un ouvrage de Raymond Aron, Démocratie et Totalitarisme. Concept vague, l'accusation de totalitarisme servait à elle seule d'argument d'autorité contre toute critique de la démocratie. Depuis l'an dernier, comme un bruit de fond préparant l'arrivée de la tempête électorale d'avril 2012, une rumeur se propage et enfle. Il y aurait un véritable danger populiste.

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07:42 Publié dans ARGUMENTAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

05/01/2012

Comment l’Equateur s’est libéré de la dette

La dette et la soumission des Etats aux banques qu'elle entraîne n'ont rien d'une fatalité. Plusieurs peuples latino-américains s'en sont affranchis avec succès. C'est notamment le cas de l'Argentine, du Venezuela et de l'Equateur. Nous expliquons ici comment le gouvernement Correa s'y est pris en Equateur pour faire passer la dette de 24 % à 11 % du PIB sans faire payer le peuple.

I. Lien entre l'arrivée au pouvoir de Correa et la lutte contre la dette illégitime

Pour comprendre la dynamique de l'audit intégral de la dette publique en Équateur, il faut revenir sur le poids qui représentait le service de la dette dans l'économie équatorienne et sur le rôle important que la lutte contre cette dette illégitime a joué dans l'arrivée de Correa au pouvoir.

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22:12 Publié dans ARGUMENTAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

22/12/2011

2011: bilan de la droite en 10 lois

La fin de l’année est souvent l’occasion de faire le bilan. Celui de la droite au pouvoir est pour le moins catastrophique. Retour sur 10 lois adoptées cette année.

 

 

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20:28 Publié dans ARGUMENTAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

21/12/2011

Bilan et programme du SPD allemand

Le 5 décembre François Hollande a participé au Congrès du parti social-démocrate allemand (SPD) avec lequel il a affirmé une forte convergence. Il y a salué le bilan du SPD en Allemagne. Pour mesurer la portée de ces déclarations, nous décryptons ici le bilan social de 11 ans de présence du SPD au pouvoir : de 1998 à 2005 avec le gouvernement Schröder puis de 2005 à 2009 en coalition avec la droite d'Angela Merkel. Nous présentons aussi les propositions du SPD en vue des élections législatives de 2013.

Le vrai bilan du SPD au pouvoir 1998-2009

"Vous avez fait des réformes importantes ici en Allemagne. En France, elles ont trop tardé". François Hollande à Berlin au congrès du SPD le 5/12/11

Dans son livre En quête de Gauche, publié en 2007, Jean-Luc Mélenchon présentait un bilan détaillé de l'échec de la social-démocratie européenne et notamment de l'action du SPD allemand. Nous présentons ici des extraits de cette analyse en les complétant et en les actualisant.

Agenda 2010 : le SPD détruit l'Etat social qu'il avait lui-même construit

Agenda 2010 est le nom d'un ensemble de réformes menées en Allemagne par le gouvernement Schröder (coalition SPD-Verts) entre 2003 et 2005. Les réformes portaient notamment sur le marché du travail et les assurances sociales (réformes Hartz, voir ci-après) :
- économie : allègements de cotisations salariale, baisse des impôts, programmes de crédit pour les entreprises
- impôts : 31 milliards d'euros de baisse d'impôts, notamment par la baisse de 51% à 42% du taux de la tranche maximale d'impôt sur le revenu.
- emploi : réforme du marché du travail et baisse des allocations chômage
- santé : recul de l'assurance obligatoire de 23 milliards d'euros par an pour faire baisser les cotisations, plus grande concurrence
- retraites : développement de la retraite par capitalisation
- formation : développement de l'apprentissage

En France cet agenda 2010 sert de modèle à François Bayrou : "Il faut une majorité centrale pour faire ce qu'on fait les Allemands avec l'agenda 2010" (sur LCP, 12/10/11)

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23:48 Publié dans ARGUMENTAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

07/12/2011

EELV-PS : un accord au rabais

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L’accord que viennent de signer le Parti Socialiste et Europe Ecologie-Les-Verts mérite mieux que les seuls psychodrames sur un paragraphe ou son volet électoral. C'est un texte important, qui engage deux des trois principales forces politiques de gauche. Si on veut dépasser les tractations de couloirs et le débat de personnes pour discuter du fond, il faut donc l’analyser sérieusement.

D’abord, actons quelques points positifs sur lesquels nous pouvons nous retrouver. Ces avancées sont peu nombreuses et souvent limitées mais notons quand même que le texte propose de soumettre les revenus du capital "au même barème d’imposition" que ceux du travail, de créer 600 000 emplois dans la transition écologique, de reconnaître l’Etat de Palestine, ou de retirer les troupes françaises d'Afghanistan "d'ici fin 2012" même si le Front de Gauche propose une sortie plus rapide.

Mais la liste s’arrête là. Pourtant, le congrès de juin dernier d’EELV avait arrêté des « conditions incontournables » pour signer un accord avec d’autres forces de gauche. Parmi celles-ci, au moins trois étaient très proches des positions du Parti de Gauche. Hélas, ces « conditions » se sont révélées pas si « incontournables » que cela pour EELV.

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07:20 Publié dans ARGUMENTAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

06/12/2011

Immigration : déferlement xénophobe à droite

La droite se livre à un lamentable déferlement xénophobe, en pleine course de vitesse avec le Front national. Après une charge particulièrement brutale du gouvernement contre le droit vote des étrangers aux élections locales et l'accueil des étudiants étrangers, le ministre de l'intérieur Claude Guéant a repris l'équation mensongère du FN liant chômage et immigration. L'UMP présentait au même moment son projet pour l'immigration, auquel nous opposons les propositions du Front de Gauche pour faire "France de tout bois".

Le bilan calamiteux de la politique UMP de l'immigration

Le durcissement incessant des conditions de séjour a artificiellement multiplié le nombre de sans papiers. La course aux records pour les expulser a atteint de nouveaux sommets sous l'impulsion de Claude Guéant

Expulsions : le coût exorbitant d'une politique inhumaine et inutile.

Le Sénat a estimé qu'une expulsion coûtait 20 970 euros en moyenne.
–> En 2011, l'objectif est d'expulser 30 000 sans-papiers soit un coût de 630 millions d'euros en 2011 !
= c’est plus que le budget annuel de la politique de la ville en France !

Depuis 2007, entre 28 000 et 30 000 sans-papiers sont expulsés chaque année.
–> Sur 5 ans, la politique d'expulsion de Sarkozy aura donc coûté plus de 3 milliards d'euros (5 ans x 600 millions/an) !

On estime que pour expulser 30 000 sans papiers par an il faut 10 000 à 15 000 postes de fonctionnaires (en équivalent temps plein).

–> Cela pourrait correspondre à autant d'enseignants ou d'infirmières, ou même de policiers et magistrats affectés à d'autres tâches.

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07:25 Publié dans ARGUMENTAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

16/11/2011

L’échec de la rigueur : les 8 plans d’austérité grecs

Alors que l'ensemble des pays européens applique des plans de rigueur, l'exemple grec montre depuis deux ans que cette politique est désastreuse. Principal artisan de cette politique aux côtés de Papandréou, le ministre social-démocrate des finances vient d'être conforté dans le nouveau gouvernement grec.

Loin d'assainir les comptes publics, les 8 plans d'austérité votés depuis 2010 ont conduit à une augmentation de 25 % de la dette. En asphyxiant la demande et en réduisant les services publics ils ont en effet contracté l'activité avec une récession qui s'est accélérée en 2011 et un chômage qui s'est envolé en passant de 12 à 17 % de la population active.

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20:19 Publié dans ARGUMENTAIRE, Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |