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06/09/2012

Les Gardois aux remue-méninges du PG et aux Estivales du FDG

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Nous sommes 25  Gardois du PG à être passés à Grenoble durant ces 4 jours. Passés,  c’est pourquoi tout le monde n’est pas sur la photo.

Premières impressions physiologiques : Nous avons été humides 3 jours sur 4. Du Jeudi au Samedi après-midi, tellement il faisait chaud et moite (dans cette cuvette perdue au milieu des montagnes). Et le Samedi soir à cause de l’orage et de la pluie que nous avons accueillis avec bonheur, ils nous ramenaient  enfin un peu de fraîcheur, tout le monde n’a pas pu contenir dans l’amphithéâtre pour le meeting qui était prévu à l’extérieur.

Le Dimanche, en fin de matinée, malgré un petit vent frais et quelques nuages (sur la tribune, ils étaient en gilet) les moins chevelus se sont fait griller le crâne et les méninges qui avaient pourtant déjà chauffées durant trois jours et demi. Nous étions un certain nombre à arborer un front rouge (de gauche).

Impressions de vieux croûtons qui se sont quand même un peu embourgeoisés: Nous avons retrouvé ou découvert pour certains les joies de la vie étudiante : amphis aux bancs durs, tablettes étroites ; cités universitaires aux lits étroits, restau U et ses longues files d’attente. Les mieux lotis (expérimentés du remue-méninges ou non) sont ceux qui sont venus en couple ; ils étaient logés à l’hôtel.


Et alors là, amis lecteurs, vous vous dites qu’il fallait vraiment être maso, mal informé, voir désinformé (une propagande gauchisante écrirait même le figaro ou etc… enfin vous voyez bien, les journaux que peu d’entre nous lisent)  pour aller dans un plan pareil. (ca y est, la phrase est enfin terminée… je sais, n’en rajoutez pas, il faut arriver à suivre au milieu de toutes ces digressions).

Donc !?

Que nenni, camarades, il n’y en a pas eu un d’entre nous pour se plaindre, faire la gueule et dire que l’on ne l’y reprendrait pas. Selon les jours, nous étions entre 1500 et 2000. Tout le monde se croisait, se souriait, se recroisait, se disait un mot gentil, se re-recroisait, entamait la discussion. Enfin bref, rien à voir avec la queue à la caisse d’un hypermarché. C’est peut être parce qu’il n’y avait rien à acheter.

C’est que nous avions le choix pour nous cultiver entre une multitude de sujets sur :  le matérialisme historique ; Jaurès et la république sociale ; les expériences de révolutions citoyennes en Amérique latine ; l’internationalisme et la mondialisation ; l’histoire de la Palestine ; le féminisme ; changer le travail ; les Roms et la république ; les mesures d’urgence contre les licenciements ; les fondamentaux de l’écologie politique ; quelles stratégies mettre en œuvre avec les autres partis, mouvements, syndicats pour que ça change ; la dérive austéritaire de l’union Européenne ; les perspectives pour reprendre la main face à la finance ; les mensonges du FN. Mais aussi : construire le Parti de Gauche ; des ateliers techniques pour libérer la parole dans les assemblées citoyennes, y éviter les dominations de personne, quels moyens nouveaux mettre en œuvre pour susciter l’intérêt de nos concitoyens ; organiser le Front de Gauche ; et les ateliers de « la gauche par l’exemple » (association des élus du PG) qui étaient ouverts aux militants qui ont permis à ceux qui y ont assisté de prendre conscience qu’il y avait une multitude d’exemple locaux (qu’il faut multiplier, avis spécial pour les élections municipales de 2014) qui montraient que l’on pouvait organiser la société vers le mieux vivre ensemble en appliquant notre politique de « radicalité concrète » de gauche.

Nous avons rencontré des camarades venant d’Amérique du Sud, d’Espagne, du Portugal, d’Irlande, d’Italie, d’Allemagne.

Nous avons même eu droit à deux meetings de Mélenchon. Nous avons inventé à celui du vendredi un « pas de muselière, nous en sommes fièrs» et il nous a tendu la perche pour qu’on le répète à celui du dimanche.

Nous sommes repartis dimanche après-midi, la tête bien pleine et avec nos carnets pleins de notes qu’il va falloir que nous retranscrivions au propre pour ne rien oublier et faire passer les messages. Nos remue-méninges et nos estivales remplissent leur objectif : notre formation. Elles ne sont pas l’endroit où il convient de se montrer.

C’est décidé, l’année prochaine, nous y retournons car nous avons encore plein de choses à apprendre, de gens à rencontrer et à connaître.

Dernier mot : Un grand merci aux camarades de l’Isère et à ceux qui leur ont donné la main pour le travail qu’ils ont fourni afin de nous accueillir, car comme dit Jean Luc : « c’est quand même bien de n’avoir qu’à mettre les pieds sous la table ».

08:22 Publié dans FRONT DE GAUCHE, REMUE MENINGES | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

Commentaires

Bravo camarades du Gard, un peu d' humour et beaucoup de plaisir à vous lire !!! Venant de l'Aude, nous aussi nous y étions plus modestement certes, mais avec autant d'enthousiasme que le votre, même s'il nous a fallu 2 jours pour comprendre les subtilités des panneaux du parcours universitaire !!!!
bien cordialement
nuria

Écrit par : nuria valverde | 06/09/2012

Je retiens qu'il faut penser à former des couples pour être à l'hôtel!!!
Blague à part, je pense que le PG national doit organiser des journées thématiques de formation pour ses militants. Un programme annuel devrait être élaboré en liaison avec les diverses commissions existantes au plan national.

Écrit par : Dominique | 06/09/2012

Les commentaires sont fermés.