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10/07/2012

Conférence sociale : la méthode est saluée, peu d’espoir sur les réformes

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L’Humanité le 10/07/2012

Le président François Hollande a donné lundi matin le coup d'envoi de la grande conférence sociale. Un rendez-vous censé relancer le dialogue social, proposer un calendrier de réforme et trouver un consensus avec syndicats et patronat pour résoudre la crise.

C'est le moment "de mettre la France en mouvement, il n'y a pas de temps à perdre", a lancé le président en ouvrant la conférence au Palais d'Iéna, au siège du Conseil économique, social et environnemental (CESE) devant 300 personnes. Cette conférence, prévue sur deux jours, doit ouvrir une nouvelle ère en matière de dialogue social. Fini les sommets de deux heures de Sarkozy, place à un dialogue dans la durée. François Hollande a d’ailleurs renouvelé sa promesse de campagne de constitutionaliser le dialogue social : "Il n'y aura pas de loi dans le domaine de la vie économique et sociale qui pourra être votée par le Parlement sans qu'il y ait une phase de dialogue et de concertation."


Une réussite sur la forme, méfiance sur le fond

La méthode est saluée par les syndicats qui se voient à nouveaux respectés et placés au centre des décisions, même si sur les faits et réformes à venir, ils restent très prudents. Le président a rendu hommage à ces "corps intermédiaires sans lesquels la France ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui". Une méthode qui devrait se renouveler : "Il ne s'agit pas d'un sommet ponctuel", a-t-il dit, en donnant "rendez-vous dans un an". "C'est un compromis positif pour sortir par le haut des épreuves qu'on traverse".
Et les épreuves, ce sera aussi la rigueur. Pour Hollande, les "trois grands défis" du pays sont le redressement des comptes publics, la détérioration de la compétitivité et le chômage. Si Hollande a assuré que "l'Etat ne pourra pas rester inactif" devant les plans sociaux qui s'accumulent, le Premier ministre a prévenu qu'il ne fallait pas s'attendre à de grandes annonces : "réformer, cela prend du temps"

Il y a urgence pour les syndicats

Pourtant il y a plus de temps à perdre. Le leader de la CGT Bernard Thibault, réclame des "mesures concrètes", "des décisions immédiates" face aux "situations d'urgence". Mais le consensus recherché par le PS est encore loin : alors que Mme Parisot plaide pour une réduction des charges pesant sur les entreprises, Bernard Thibault veut une remise à plat de toutes les aides dont elles bénéficient et une redéfinition du licenciement économique.

Syndicats, patronat et ministres vont en débattre au cours de sept tables rondes prévues dans l'après-midi et mardi matin, axées outre l'emploi, sur le service public, les retraites, le redressement économique, l'égalité hommes/femmes, les salaires, la formation.

06:05 Publié dans PRESSE, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

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