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06/04/2012

Chronique François Morel

Bonjour Messieurs, Mesdames, bonjour Bruno Duvic

Il est l’heure en effet de lire ma chronique

Voici qu’est revenu en campagne de France

Phénomène inouï le temps de l’éloquence

On l'avait oubliée, la voilà revenue, la parole exprimée des mineurs, des canuts.

Celle qui chantait fort, des petits, des modestes,

Les revendications,  la rage manifeste.

Voilà qu'en plein meeting on entendit les mots, d'un poète français nommé Victor HUGO.


Monsieur Victor HUGO, c'est à peine croyable écrivit un roman nommé Les Misérables.

Si vous ne l’avez lu, lisez le livre en poche

Pour Jean Valjean, Fantine et Cosette et Gavroche.

C’est un livre d’amour, un roman populaire

Qui parle de la vie, du monde prolétaire.

C’est aussi, voyez-vous, un plaidoyer social

Mais qui n’oublie jamais de parler d’idéal.

Comme un diable surgit dans la monotonie,

Comme un soir de printemps une douce embellie,

Voici revigoré l'antique PCF

Qui depuis des années ne vivait que sous perf'.

Voici des ouvriers qui reparlent d'espoir, voici qu'est évoqué à nouveau le grand soir !

Voici que l'espérance aujourd'hui a un nom,

Un prénom et la voix de Jean-Luc Mélenchon.

Ils ne sont pas nombreux aujourd’hui les tribuns

Il sera celui-là, s’il doit n’en rester qu’un.

Le dernier Mohican, le dernier utopiste

Le laïc intégral, l’ultime socialiste ;

Il fut, on s’en souvient, grand Mitterrandolâtre,

Fabiusien, rocardien, jospinien acariâtre,

Il fut même je crois, du genre, emmanuelliste,

Mais je ne dis pas tout car trop longue est la liste.

Marie-Georges Buffet a des yeux de Chimène

Pour cet homme qui vient avec son oxygène

Réanimer la flamme et redonner confiance

A son parti qu’on vit en pleine déchéance.

On peut trouver parfois qu’il en fait un peu trop

Qu’un peu trop volontiers il fait son numéro.

N’étant pas, je l’avoue, fort en économie

Je me garderais bien de juger ses avis

Sur l’emprunt, sur la dette et le pouvoir d’achat

Faudra-t-y rembourser les banquiers ou bien pas ?

Quand il veut envoyer au gibet, à la corde

Tous ses contradicteurs c’est un peu monocorde.

Il est assez souvent dans la caricature

Dans l’excès, il est vrai, dans la démesure.

Il fut leader trotskyste jadis à Besançon

Sénateur de l’Essonne, militant pour le non

Il fut en d’autres temps, vous ne le nierez pas,

Un révolutionnaire en chaussons au Sénat.

Mais aujourd’hui voilà que les sondages donnent

De très bons résultats qui tout le monde étonnent

Pour ce compétiteur qui au commencement pesait peu, crédité d’à peine 3 pour cent.

Les sondages se trompent, les sondages se plantent

S’égosille Le Pen qui est très mécontente.

Cet homme qui naquit lors d’un référendum

Pourrait bien devenir demain le troisième homme.

Oui, on dit aujourd’hui que cet être loquace

Peut être au premier tout à la troisième place.

Incroyable poussée, devancer le FN

Et son petit commerce de rancoeurs et de haine.

L’idée, je vous l’avoue, ne m’attristerait pas,

La nouvelle serait réjouissante pour moi.

Je ne sais qui demain sera le bon pilote

Je ne vous dirai pas pour qui ira mon vote

Mais c’était plutôt je crois une bonne nouvelle

Que soient mises en valeur les idées fraternelles.

Quand on cite ses vers, on ne peut avoir tort

Je parle de l’auteur Hugo, prénom Victor.

 

François MOREL

Chronique du 06/04/2012 sur France Inter

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