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07/09/2011

Enfumage : Et si on comptait ?

Montant de la dette publique : 1640 Mds € Mds €

Moyenne de la durée des prêts : 7 ans 1 mois

Montant de l’annuité : 263,64 Mds €

Richesse annuelle créée par la France (le PIB) en 2010 : 1814 Mds €

% annuité de la dette / PIB : 12,64%

 

Le Président de la République et ses ministres vous assènent le premier chiffre mais taisent le dernier qui représente un taux comparable au prélèvement que bien des salariés doivent faire sur leurs ressources pour se procurer à crédit des biens dont ils ont besoin, les salaires étant devenus ce qu’ils sont. Taux qui, pour être hélas devenu courant, n’a pas la vertu d’épouvantail culpabilisateur  comme le montant de la dette publique de 1640 Mds, fallacieusement présenté comme devant être payé en une seule fois.


Il n’empêche : même remis en perspective, l’endettement donc l’annuité serait moins lourd :

  • Avec une égalité fiscale entre les revenus du travail (taxés à 41% en moyenne) et ceux du capital (taxés à 18% seulement). L’instauration de cette égalité  rapporterait 100Mds de ressources supplémentaires à l’état.
  • S’il n’en coûtait pas à ce même état 160 Mds € annuels détournés au profit des riches et très riches  au titre des aides, améliorations, réductions d’impôt et de cotisations sociales
  • Si les règles fiscales de l’année 2000 étaient restées aujourd’hui ce qu’elles étaient alors, avec aujourd’hui un plus de recettes fiscales de 15 Mds € ; c’est la « modernisation » version U.M.P. / MEDEF.
  • Si, contrairement aux déclarations du Président de la République « les paradis fiscaux, c’est fini », la fraude fiscale n’avait fait perdre en 2010 60 Mds au Trésor Public selon l’estimation de la Commission Européenne, peu suspecte d’hostilité à la libre circulation des capitaux, fussent-ils envoyés  aux îles Jersey ou Caïman, au Luxembourg ou en Suisse récemment sommée par Barak Obama de débusquer dans les 48 heures les riches fraudeurs étasuniens clients des banques suisses.

 Ainsi va la politique d’enfumage menée par les gouvernants actuels.

Car il importe d’enfumer pour que les perdants continuent à perdre sans protester et les gagnants à gagner en toute tranquillité dussent-ils, en cette période de tensions, proposer une participation  à l’impôt (prudemment non chiffrée) non pas pour sauver l’économie du pays mais un système économique qui leur va si bien et dont un nombre croissant de français a soupé.

 Raymond Gressin (PG30)

19:28 Publié dans COMITE DE NIMES | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

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